Derniers recours

Derniers recours

Susan Sontag

Ce conte onirique, parfois absurde, est peut-être l’histoire d’un cadre d’entreprise irascible – Dalton Harron, surnommé « Diddy », 33 ans, divorcé – qui perd son sang-froid un soir dans un train de banlieue en retard, parvient à se faufiler hors du train arrêté, tue dans un accès de rage l’employé malicieux qui essaie de dégager les voies, et remonte furtivement à bord sans que personne ne le remarque, passant le reste de l’histoire dans un nuage existentiel de culpabilité et de pensées profondes ; ou peut-être que rien de tout cela n’est réellement arrivé et que ce que nous observons vraiment, c’est notre narrateur qui fait l’expérience d’une rupture totale avec la réalité. À bord du train, Diddy se confesse à une jeune femme aveugle, Hester. Ces deux êtres, chacun dans sa nuit, vont tenter de vivre ensemble. Mais à New York où ils mènent une existence de reclus, Diddy ne cessera d’errer dans un dédale d’ambiguïtés où se refusera à le suivre Hester.
Susan Sontag livre un roman fascinant sur la définition glissante de la « vérité », mais aussi sur l’absurdité de l’existence et sur la folie.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Minkowski.